Gravé dans mon esprit comme un bien mauvais rêve.
Tu m'as brûlée, consummée, rongée.
L'intêret s'est apaisé, la haine a jailli puis l'indifférence et le dégoût ont voulu s'y substituer.
Mais tu es revenu, trop tôt, trop vite, trop fort.
Tout a recommencé à une folle allure et je suis retombée, encore plus bas.
Face contre terre mais toujours fascinée, dévorant des yeux l'absolue stupidité qui coulait dans mes veines.
Car tu étais là, de nouveau, et moi, à genoux, plus lamentablement désireuse que jamais.
Me plantant encore plus profondemment les échardes que je commençais à oublier.
M'engageant dans une bien sombre ruelle où ton ombre s'aggripperait bien plus violemment à mon être.
Corps et esprit ont perdu l'équilibre, trébuchés, se sont entrechoqués, l'occasion était trop belle.
J'ai serré les dents si fort que ma machoîre s'est tétanisée, désiré si fort que ma chair tremblait et mon âme convulsait.
Mais j'ai tenu tête, plus fort que jamais, j'ai fais sauté les barrières et m'y suis aggrippée pour ne pas franchir cette porte infâme.
Tout mon être a hurlé, fracturé, déchiqueté, bien trop douloureux, plus rien ne pouvait le faire taire sinon une seule et unique chose : mon dernier et suprême reflexe, l'instinct de Vie et sa volonté sans commune mesure.
Paradoxalement prête à me couper les veines, me crever les yeux pour échapper à ce funeste et misérable sort.
Et j'ai compris le sens de cet inconcevable oxymore qu'est le " Crime passionnel ".



