*Oo C'est donc ça, je ne suis qu'une vicieuse vipère. Bien sûr tu as grossi le trait mais le fond est là. Comme je m'en veux, si tu savais. oO*

*Oo C'est donc ça, je ne suis qu'une vicieuse vipère. Bien sûr tu as grossi le trait mais le fond est là. Comme je m'en veux, si tu savais. oO*
Pourquoi faut-il toujours que je transforme tout en combat. Gifler la tendresse, parler de l'attachement avec moins d'égard qu'une putain, remuer les rancoeurs, ouvrir de nouveau les plaies. Y mettre toute ma rage, ma colère, mes angoisses, ma trouille, les déceptions et les désillusions. Tu attends un baiser, je préfère te cracher mon venin au nez.

Je perds patience lorsque le couperet tombe.

Bien sûr tu ne comprends pas, ou alors pas assez. Bien sûr tu n'as pas confiance. Tu te méfies, me crains. T'attaches au boureau, à ce goût d'inédit, mais restes alerte, le coup de croc de trop peut vite arriver. C'est humain, c'est touchant d'humanité. Autant que je me trouve monstrueuse.

Envers toi contre envers moi-même.

Je m'interdis de t'aimer mais t'empêches, en y mettant toute ma bêtise, de m'aimer. Et j'ai honte. Terriblement honte. Je me ronge, créatrice et fondatrice de ma propre douleur. Ne pars pas. C'est insupportable mais restes. Je fuis, tout le temps, à chaque instant, face à chacun de tes pas, à chacun de tes mots. Je fuis sans savoir de quoi j'ai le plus peur.

Si c'est de Toi ou de Moi.

Rattrappe-moi. Assome-moi s'il le faut. Et enferme-moi. Laisse moi seule avec ma colère et mon dégoût. Laisse l'hystérie s'emparer de tout cet être froid et distant. Laisse moi distiler cette immonde folie. Laisse moi te hurler ma haine. Laisse moi m'épuiser. Seule. Et toi de l'autre côté des barreaux. Effrayé mais patient. Tu ouvriras la porte lorsque je serais plus basse que terre. Maintenant laisse moi ramper. M'excuser un peu. Puis prend dans tes bras ce coeur transi d'épuisement, laisse le se fatiguer à vivre encore, laisse le puiser dans ses dernières ressources, ne l'aide pas. Pas encore. C'est là que je pleurerais. Me dessiquerais peu à peu. Fragile, recroquevillée et rabougrie comme les dernières feuilles d'un hiver ravageur. Dernières feuilles d'un arbre au tronc certainement trop tortueux. Et c'est là, plus insignifiante que jamais, plus cassante que le verre, que je voudrais t'appartenir et me blottirait contre ta poitrine au coeur certainement trop tendre.

Montre-moi que je peux lâcher mes armes à tes pieds sans craindre l'ultime coup de poignard.













Et pardonne moi.
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# Posté le dimanche 26 juillet 2009 17:14

*Oo Ce bond de trois semaines sera la début d'un tout ou la fin de ce petit je-ne-sais-quoi. oO*

*Oo Ce bond de trois semaines sera la début d'un tout ou la fin de ce petit je-ne-sais-quoi. oO*
C'est un tout autre jeu.

Comme si tout était chronométré. Comme si ce mois sonnait le glas de l'unique sourire carnassier et volage. Pourquoi n'arrive-je jamais à me souvenir très exactement dans quel état d'esprit j'étais lorsqu'en Mars sonnait ce même glas. Mars et tous les autres mois. Tous les autres, avant toi et avant lui. Comme si tout recommençait à nouveau. Comme à chaque fois. Pour y croire encore. Sentir une fois encore l'odeur et le goût du neuf. S'étourdir un peu puis beaucoup. Un grain de folie, quelques doutes et toujours une pagaille. Belle ou désastreuse pagaille, c'est selon. Auras-tu l'envie, toi? Auras-tu la patience? Il y a déjà des souvenirs un peu crève-coeur. Des tords-boyaux, des serre-gorges. Des éclats de rire francs. Et des sourires un peu menteurs, parfois, à la Je-vais-bien-ne-t'en-fais-pas. Mais il est difficile d'oublier. Douloureux de tourner ces pages. Elles sont lourdes, si lourdes. Plombées de premiers-tout, imbibées de découvertes et de nostalgie. Autant qu'il pouvait être pataud, tu es expansif et brut. La franchise de paraître, s'élancer sans craindre la chute. Non la chute toi, elle te fera rire. Tu es encore autre. Encore différent. Et me voilà encore curieuse. Impatiente de déterrer tout ce qui tère six pieds sous ce sourire, toutes ces balaffres du passé. Tu as repoussé l'échéance. Il te faudra du temps. Moi aussi. 30 jours pour esquisser un premier pas, ce n'est peut-être même qu'un demi-pas, un petit rien mais qui change tout. Adoucir les mots, taire la dureté de l'angoisse ou en arrondir les angles, et puis faire dos rond aux palabres caressantes, se laisser aller un peu, un tout petit peu et avancer un peu, un tout petit peu vers toi.

Il faut seulement que je me l'autorise.
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# Posté le samedi 25 juillet 2009 16:06

*Oo " Mais lui tu l'aimais non ? - Mmh sûrement... - Ah si je suis sûre que si, tu l'as aimé comme tu n'as jamais aimé un autre avant. - Peut-être. "

*Oo " Mais lui tu l'aimais non ? - Mmh sûrement... - Ah si je suis sûre que si, tu l'as aimé comme tu n'as jamais aimé un autre avant. - Peut-être. "
Et je devrais m'en foutre, je devrais.
Oui, je devrais.
Tourner ma tête et voir qu'ici aussi quelqu'un a pris ta place.
Tourner la page et me dire que tu n'y as plus la tienne.
Courber l'échine et accepter qu'elle ait pris la mienne.
Cette inconnue au petit nom accrocheur et coloré, comme ceux des gamines de dessin animé.
Plus douce, plus agréable, plus aimante, plus talentueuse, plus cultivée, plus imaginative, plus tendre, plus généreuse, plus expansive, plus belle, plus bavarde, plus aimable, plus souriante, plus sensuelle, plus obsédante, plus attachante, bien plus (que moi).
Qui a sur son visage tout ce que j'aurais aimé avoir. Qui a entre dans ses bras tout ce que j'ai toujours désiré chez un homme. Cet homme-là.
Et je devrais m'en foutre.
Je devrais vraiment.
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# Posté le samedi 11 juillet 2009 05:44

*Oo Et ce soir ? Bonne à rien, ou juste bonne à étaler quelques tartines d'inutilité palabrée. oO*

Je déteste ces instants.

Les mots se bousculent, se piétinent, gesticulent, un ramdam d'enfer.
Toujours pour les mêmes questions, toujours les mêmes incertitudes, toujours la même lassitude et puis toujours elle, l'angoisse, la trouille. La Trouille. La grande, l'immense, l'indélogeable, l'incompréhensible, l'innomable, la détestable, la fusionelle, l'incongrue. Cette grand salope qui va jusqu'à vous tétaniser le myocarde en le serrant si fort, oh oui elle le sert entre ses dix doigts verdâtres jusqu'à vous le faire exploser à la face.
Un bordel je vous jure, un ramdam d'enfer je vous dis.
Seulement parce qu'il y a trop à dire, tellement de tout et de rien.

Je rêve d'une douleur tranchante de limpidité.
Comme un gosse qui pleurerait tout son être dans une église. Un hurlement perforant une chape de plomb, des cris violant un silence monastique.

Je déteste ces instants, vraiment.
*Oo Et ce soir ? Bonne à rien, ou juste bonne à étaler quelques tartines d'inutilité palabrée. oO*
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 18:08

*Oo La griffe un peu trop acérée ou la proie un peu trop facile ? oO*

*Oo La griffe un peu trop acérée ou la proie un peu trop facile ? oO*
Love is a losing game.


Pourquoi s'étonner, il est impossible par définition de désirer, de vouloir ce que l'on a. Un chat repus, qui court après sa souris, tourne autour et frétille, s'extasie à chaque coup de griffe acéné. La ballote, la gifle et la laisse repartir de plus belle. Se terre dans l'ombre et attends. Et lorsque la victime devient assez curieuse, à portée de pattes, il bondit. Dernières claques et le coup de griffe de trop. Le petit corps retombe sur le flanc, l'oeil vide et la chair sans vie. Il la pousse du museau, essaie de lui redonner un quelconque intêret, espère un soubresaut pour rallumer son feu de prédateur. Et puis rien. Le croc se plante timidement et se retire, las. Ca n'a plus le même goût quand c'est mort. Plus la même saveur lorsque c'est tout à soit. Plus d'intêret sans combat. Tu es la huitième souris, peut-être la neuvième si l'on fait passer pour souris ce rat trop coriace pour moi.


Heureusement, les chats ont plusieurs vies.

A ce qu'il parait.
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 06:46