*Oo I can't belong to you, you can't belong to me and I should belong to him. oO*

*Oo I can't belong to you, you can't belong to me and I should belong to him. oO*
Parler d'un coup de massue serait un euphémisme.
Ces souvenirs, ce passé, ces regards lourds de sens m'ont submergé et mise à mal. Un tsunami.
Ces grains de sable sont venus s'imisser en une brève bourrasque et qui peu à peu mute en une réelle tornade désertique. Dévastant les certitudes, le deuil et l'oubli.
L'un partant au moment même ou l'autre réapparait. Mauvaise, très mauvaise coincidence, une fois de plus. Confusion et saveur douce-amère s'entremêlent pour me pousser contre toi. Le choc fut sourd. Et l'ivresse grandiloquente. Une main sur ton torse, l'autre tendue vers cette silhouette, massive et trop muette. Bras tendus, pour t'échapper autant que pour retarder l'instant autant désiré que redouté. Totalement déraisonnable, rien qu'un appel de chair, le hurlement du passé et l'écume des meilleurs jours coulant dans ma gorge irritée par le sel. Elle se déploie de rires francs et partagés. Massifs et cinglants comme le coup de feu pétaradant l'ouverture du sprint. Un jeu malsain, tellement malsain. Tes deux yeux verts en guise d'adversaires, toujours aussi finement dessinés, identique éclat entre ces cheveux corbeau en bataille. Tu es encore plus beau qu'avant, c'est une réalité.

Et ma cervelle déraisonne, balance entre cette impasse passionnelle et la route sirupeuse qui s'est ouverte il y a bientôt trois mois. Je me complais à l'imaginer te démolir. C'est si bête, à la fois si cruel ou enfantin je ne sais même pas. Pourquoi es-tu revenu si ce n'est pour me hanter, y compris lorsque je suis contre sa chair. Toi que j'ai désiré si ardemment. Toi qui m'a si violemment détruite à force d'indifférence autant que bâtie. Toi à qui j'ai tant donné à force de temps et de patience. L'incompréhension partielle et l'osmose totale. La violence glaciale autant que la tendre guerre. L'insatiable appétit autant que la déchéance des espoirs portés. Cette intensité sans commune mesure. Dans le bon comme dans le mauvais.

Je ne peux croire en une quelconque seconde chance, ne peux rêver à un nouveau départ, pour Lui comme pour moi. Il faut que tu partes, par pitié. Ne gâche pas tout. Ne me fais pas ça, pas encore. Laisse moi entendre qu'il te surpasse. Laisse moi l'aimer plus encore que j'ai pû t'aimer. Laisse moi le désirer plus fort encore que je te désire.
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# Posté le samedi 19 septembre 2009 19:30

*Oo A chaque pensée, chaque doute, chaque regret, chaque angoisse, chaque désir, chaque envie, chaque peine, chaque manque, chaque absence, chaque silence, chaque déchéance, chaque déception, chaque ennui, chaque mensonge. Je ne verrais plus que ça : oO*

Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
Si c'est pas Lui ça sera un Autre.
Si c'est pas Toi ça sera un Autre.
*Oo A chaque pensée, chaque doute, chaque regret, chaque angoisse, chaque désir, chaque envie, chaque peine, chaque manque, chaque absence, chaque silence, chaque déchéance, chaque déception, chaque ennui, chaque mensonge. Je ne verrais plus que ça : oO*
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# Posté le dimanche 06 septembre 2009 16:40

*Oo Childhood oO*

*Oo Childhood oO*
Une absence. Le temps qui passe. Le manque se lasse. Et la Complicité s'efface.
Distance. Redondance. Menaçant orage.
Se draper dans les doutes d'un autre âge. Saigner l'égo.
Interpréter tes mots. Griffoner les miens, mes maux.
T'attendre comme ce chien. Mémoire d'outre-tombe. Plomber les colombes.
Finir terrifiée. Continuer à t'aimer. Grimacer aux quatre vents.
Se ronger. Entendre sans écouter.
Laisser le choix aux jours. Compter les nuits. Espérer.
Se clore. Sentir le poids mort du cadavre sur son corps.
Fuir le monde. Y compris ton souvenir qui de son flux l'innonde.
Te pleurer. Aussi fort que je mordais. Non bien plus encore.
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# Posté le samedi 05 septembre 2009 18:33

*Oo Ce ne fut qu'une question de jours. oO*

*Oo Ce ne fut qu'une question de jours. oO*
Prendre son temps. Ne pas le sentir nous glisser entre les doigts. Pas de sursis, seulement l'instant. Moment exquis et présent. Laisser l'angoisse au placard. Envoyer paître la raison. Taire l'écrit, les mots et tous nos passeurs hypocrites et pompeux. Un dernier regard, un ultime sourire. Tendre la main. Puis laisser parler les chairs.


Ces fantômes là ne m'effraient plus.
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# Posté le samedi 22 août 2009 12:10

*Oo Que l'on me rende mes côtes et mon ventre creux. Pour que je puisse t'y nicher. oO*

Cauchemard.

On recommence. Encore. Le reste change? Du détail, grossier et futile.
Un reflet et des chiffres suffisent. Suprématie de l'apparence pour faire taire le reste. Des illusions pour se sentir vivante. Des désillusions infestant ce miroir telle la pomme vereuse. Faire vite. Plus rapidement que de raison. Non plus encore. Plus vite que cette maudite chair peut accepter.

Car Farouche renard de Saint Ex' se doit de se laisser apprivoiser pour ne pas laisser la lassitude et l'ennui emporter Petit Prince. Il est bête ce renard à se fuir tout autant que fuir ce monde, n'est-ce pas. Il n'est pas taillé pour le changer. On ne change jamais le monde seul de toute façon. Même pas dans les livres. L'animal se doit d'être moins sauvageon face aux perches tendues, quitte à courber le dos face au retour de bâton. Mais quand le comprendra-t-il? Quand sera-t-il capable de faire la part des choses? Le petit canidé avance, divague, ne sachant ni vraiment où ni comment. Avide, toujours et porté par le courant et les saisons. Tourne autour de ce lièvre à la fois trop vif et trop téméraire. Le traque, le pourchasse et le délaisse lorsque la routine les guette. Deux pôles contraires qui s'attirent irrésistiblement. Deux êtres que la confiance ne liera probablement jamais si chacun garde son rôle de prédateur et prédaté. Et des craintes qui pourtant les lient plus qu'ils ne peuvent penser.



Incontestablement jamais contentée. Sinon par la désirée perfection.
De A jusqu'à Z.
*Oo Que l'on me rende mes côtes et mon ventre creux. Pour que je puisse t'y nicher. oO*
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# Posté le dimanche 09 août 2009 18:38