*Oo Il fut si aisé de voir ce soir là. oO*

*Oo Il fut si aisé de voir ce soir là. oO*
C'est la première fois, toute première fois, que j'ai pour quelqu'un, dans ce genre de relation, ce sentiment.

Etre prête à se saigner aux quatres veines pour l'autre.

Pas d'intérêt. Pas d'envie de le posséder. Juste le sentiment irrépressible d'un devoir, de quelque chose dont on peut échapper, un dû enraciné je ne sais où. Il n'y a pas de mots véritables pour cela. C'est au-delà de soit, ça vous transcende et vous savez à ce moment précis que vous ne pouvez plus faire autrement.

Alors c'est ça quand on aime vraiment, n'est-ce pas.
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# Posted on Monday, 28 December 2009 at 5:41 PM

*Oo Ce n'est pas pour Rien. Certainement pas pour Rien.

*Oo Ce n'est pas pour Rien. Certainement pas pour Rien.
Confusing mood, but good as an injection of Radiohead in this scarred skin. What shall I dare ? End's in my hands. And game starting again.

Après m'avoir tirée dans tes bras puis jetée à terre avant d'entamer avec une certaine délectation le piétinement ultime et fatal, te revoilà. C'est plus fort que toi n'est-ce pas? Tu te débats contre moi/toi-même et tout cela devient trop lourd n'est-ce pas? Cela te dépasse? Te bouffe?

Oh oui j'en suis à désirer plus que tout au monde que tes entrailles en sont bouffées et bouffies de remord, de regret et d'envie.

Je n'ai plus rien à perdre moi, tu sais. Même ma fierté, je l'ai légué à tes pieds, je te l'ai offerte en pâture. Et je n'ai pas de regrets moi. Puisque j'ai tout fait. Le mieux comme le pire.

Alors reviens. Nous aviserons. Nous verrons bien qui sera le plus fort.
Je n'ai plus peur.


Tu vois.
On ne peut pas fuir éternellement.
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# Posted on Saturday, 26 December 2009 at 4:53 PM

*Oo Tu recommences. Je m'effondre un coup. Et puis repars. oO*

*Oo Tu recommences. Je m'effondre un coup. Et puis repars. oO*



Non je n'ai plus mal. Je ne ressens rien. Je serre les dents, pour la beauté du geste. Cela ne m'atteindra pas. Ne me jettera pas à terre. Je ne briserais pas mon crâne contre ce mur. Non je n'ai pas mal. Je ne ressens rien.

Je te sors de ma tête à grand coups de pompe. Refuse de me laisser bouffée. Je t'anesthésie par tous les moyens. Et je vais y arriver, je vais y arriver moi aussi à refaire de ce coeur un bloc de marbre.
Tu te débats contre toi-même en me tabassant de cette manière. Mais je m'en fou. Je sais que j'ai tout fait, tout donné. Je sais que je peux partir et ne plus rien attendre de toi comme de cette histoire.

Nous verrons si ta bêtise prendra fin.
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# Posted on Tuesday, 22 December 2009 at 10:40 AM

Edited on Wednesday, 23 December 2009 at 8:11 AM

*Oo Insupportable. oO*

Je n'y arrive pas. Ne comprend pas. Ne vois plus clair. N'anticipe plus rien.

Tu es face à moi. Drapé d'une moue inintelligible. Un petit air hautain, un petit rien d'envie, et le reste ?

Même le passé m'est étranger. Tes mots ne font écho à aucune de mes attentes. Tu en dis juste assez pour que je souffre de regrets. Juste assez pour me culpabiliser. Et lorsque j'amorce un bras tendu pour reprendre les rênes, du bout des doigts, tu ne m'assénes qu'un silence de plomb.

Tout se cogne et se tord au creux de mon ventre. La douleur de l'incompréhension probablement.



Alors c'est donc juste de ça dont tu rêves ?
Retrouver ma chair comme celle d'une putain ?


C'est la colère qui nait à présent, je la sens s'aggripper à mon coeur jusqu'à le faire imploser.
*Oo Insupportable. oO*
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# Posted on Monday, 21 December 2009 at 3:18 PM

*Oo Le bal des fantômes. oO*

*Oo Le bal des fantômes. oO*
Nous nous sommes retrouvés. Voilà, enfin. Après un mois, nos chemins s'entrelacent de nouveau.
Et pourtant, tout cela n'a rien d'idyllique. Ta chair efface ma neurasthénie, c'est une chose.
Mais cela ne suffit pas. C'est "comme si", ce n'est pas.

Tu n'acceptes pas l'idée mais tu acceptes le fait. Et tu désires ardemment le fait, au fond, tout autant que moi.

Ce sont les corps et les coeurs qui parlent. Jusqu'à que la raison les baillonne et les entrave. C'est une lutte acharnée, interne et douloureuse. Les contradictions fusent. Actes & mots se font paradoxes, et dans de rares occasions se réconcilient. Nous ne pouvons pas nous passer l'un de l'autre. C'est un besoin qui va plus loin que celui de la chair, car cela, nous avons tenté, chacun à notre façon, de le trouver ailleurs pendant cet arrêt sur image. Et en avons convenu, chacun à notre façon, que ce qui nous poussait l'un à l'autre était tout autre.

C'est cet apaisement, cette sérénité profonde que l'autre nous procure. Ce calme bienveillant, ce battement palpitant comme unique berceuse. Ce peau à peau quasi infantile. Ce soulagement de se sentir ici, là et maintenant. Se dire que l'on est exactement là où l'on veut être. Cette béatitude sans explication rationelle.

Etre ensemble dans le fait mais pas dans l'idée.



Il y a eu cette chanson, In my place. Plus qu'une chanson, à ce moment précis, c'était l'incarnation parfaite de notre situation. J'ai pleuré en silence, repensant aux mots que tu venais de graver en moi, nichée dans tes bras. Je me souviens m'être réveillée ce matin-là, en prenant conscience que je n'avais pas rêvé, que cela était bien réel. " Alors voilà, nous sommes ici, réunis, enfin... " Te serrant contre moi, je cherchais à te hurler de ne plus jamais me laisser. Je sens encore ton étreinte, ressens encore la pression de ton visage contre le mien. Ne sachant si cela était teinté de la joie de se retrouver ou celle d'un Adieu. Mais tu m'as serré plus fort que jamais tu ne l'as jamais fais, j'aurais pu me briser entre tes bras, cela m'aurait été égal.

Chasse tes peurs, fais taire ces insupportables paradoxes et accepte ce fait : nous ne pouvons pas faire autrement, nous avons besoin l'un de l'autre. Car je n'accepterais pas de ne rien représenter face à toi. De n'être que l'incarnation d'une pseudo-relation.


D'être seulement le fantôme de nos 5 mois.
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# Posted on Sunday, 20 December 2009 at 8:19 AM