*Oo Man like you oO*

*Oo Man like you oO*
Nous voilà pris dans les remous d'un océan qui ne nous appartient plus. Ballotés, giflés puis séparés par la violence de courants que nous n'avions pas prévu.

Mon crâne se brise comme un oeuf sur cette inflexible réalité.

Mais la douleur devient supportable lorsque je lis sur ton visage les fantômes de ce passé que je n'avais pu que présentir. Ton sourire, délavé par les embruns. Ils n'ont pas le droit de t'arracher ça.
Peut importe les hurlements que mes plaies devront taire, peut importe les sacrifices que je devrais voir fleurir, je ferais tout, et même plus encore... pour toi.
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# Posté le samedi 07 novembre 2009 06:40

*Oo Le silence pour menace. oO*

Nous sommes-nous choisi ou n'y avait-il pas d'autre échappatoire que cette croisée des chemins ?
Crois-tu que cela existe vraiment ce " la bonne personne, au bon moment " ?

Moi qui ressassais encore les débris d'une histoire effondrée et prenais un malin plaisir à jouer avec une lame un peu trop aiguisée pour moi. Lame dont j'avais pourtant subi de glaciales entailles. Je n'attendais plus rien, préférant m'offrir en pâture au plus offrant. J'en aurais sûrement fais des conneries si tu n'avais pas voulu autant entrer dans ma vie. La folie du jeune chien fou qui explosa une fois que sa chaîne fut brisée.

Je ne fus ni tendre ni facile. Comme des relans de vengeance au fond de la gorge, comme la poussée douloureuse de vrais crocs, durs et froids comme l'acier dans ma mâchoire. Comme le louveteau prend part à sa première partie de chasse, je te voyais première proie. La première fois que je pourrais feindre, jouer, claquer mes dents près de ton corps endolori par la course, juste assez près pour sentir le frisson d'une imperceptible angoisse de mort. Je me voulais intransigeante et sans pitié, d'une colère sombre et ludique.

Mais avant tout cela je t'ai ignoré, dédaigneuse, voulant goûter à une chair tant fantasmée par le passé. Et lorsque cette chair fut tout à moi, qu'elle me tannait d'y mordre, je m'y refusa. Dégoûtée et déçue. "Alors c'est ainsi que les choses devaient se faire ?! Bof... " Oui c'était comme ça, aussi simplement et dénué d'intêret. Je repoussais la carcasse du bout du nez, repu du simple fait de l'avoir vu s'offrir et céder. La perspective m'ébranla les quelques heures suivantes, les quelques jours suivants.

Mais ton arrivée, même si elle fut incapable de balayer ces effluves sanguines, changea quelque peu la donne; l'ajout d'un pion dans un échiquier décimé. Cette nouveauté était attrayante, les possibilités à venir également. C'est ta persévérance qui sans aucun doute m'intrigua le plus.
Le temps est passé, le virtuel s'y ajouta et la rencontre, la réelle rencontre, se produisit. Ton regard. Oui, je me souviendrais toujours je crois de ces regards-là. Cette bribe de conversation nocturne. L'intêret et la curiosité que tu semblais me porter. Les chamailleries de gosse. Ton sourire.

Me voilà m'écoutant écrire. Comment croire une seule seconde qu'au bout de ses quatre mois je ne suis pas amoureuse de toi. Cela transparait comme le nez au milieu de la figure, ces mots transpirent, dégoulinent d'une tendresse un peu rugueuse mais toujours sincère. Les choses sont allées plus vite pour toi que pour moi, mais autant dire que cela était prévisible, car c'est toi qui, le premier, a agité ce fanion.

A présent c'est moi qui suis pieds et poings liés, avant j'avais conscience que cela serait douloureux, aujourd'hui cela m'apparait comme inimaginable. Est-ce le cours du temps, ton absence ou mes humeurs lourdes comme le plomb... ? Ou est-ce mon instinct, présentant encore le poids d'une nouvelle enclume à porter ? La lassitude peut s'être insinuée peu à peu, aussi subtilement que les sentiments le font à d'autres époques. Et je n'y pourrais rien. Je peux seulement me tuer à la redouter.
*Oo Le silence pour menace. oO*
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# Posté le jeudi 29 octobre 2009 07:10

*Oo Se sentir opressée, à vouloir en exploser. oO*

*Oo Se sentir opressée, à vouloir en exploser. oO*
Insupportable Dépendance.



Si tu n'es pas capable d'être Là.
Je me dois de Partir.

Il n'y a pas d'autre choix.
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# Posté le lundi 26 octobre 2009 16:19

*Oo Une arrivée qui s'espère tout sauf tardive, décevante ou inconvenue. oO*

*Oo Une arrivée qui s'espère tout sauf tardive, décevante ou inconvenue. oO*
Le temps file à une allure déconcertante, les souvenirs s'accumulent et la plaie s'amenuise. Les premiers ceci ou cela se succèdent également, c'est le délice de toute relation entamée et différente des précédentes. La sensation de faire peau neuve contre une nouvelle peau. La raison et le coeur oscillent, tanguent, d'un côté puis de l'autre, en avant puis à reculons. Comme si nous avions décidé de laisser couler les jours de paisible lac en torrent tumultueux jusqu'à l'estuaire d'une fin qui, j'ose le croire ne se laisse toujours pas présentir.
Il y a ce calme, cette sérénité mêlés au silence restreint et imposé par deux âmes restant sur leurs gardes. Rester sur le fil du rasoir. Présence en demie teinte, de longues absences pour des retrouvailles forcenées. Se dévoiler un peu, juste assez pour en être irrésistiblement attrayant, jamais écoeurant. Il y a la peur aussi. Ou plutôt les peurs. L'angoisse du coeur trahi. De la confiance bafouée. De la déception des corps. De la lassitude des jours & nuits. Se sentir vasciller sous le poids d'un attachement qu'on ne peut plus combattre, surchargé de l'angoisse d'autrefois et de demain. Entendre que je t'aime malgré le furieux raffut d'une raison qui continue, en vain, à s'époumoner. Cette raison qui ne s'autorise plus d'être aimante, se voulant seulement froide et intransigeante, imperturbable. Prête à tout pour se préserver. Y compris à tout gâcher.
Je m'y refuse. Mettrais tout en oeuvre pour ne pas m'écrouler sous les regrets d'une tendresse baricadée. M'autoriserais à mordre dans cette chair défendue.
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# Posté le samedi 17 octobre 2009 18:43

*Oo " You are not alone..." oO*

*Oo " You are not alone..." oO*
Deux pas en avant, trois en arrière. Serrer les dents et se ronger, afficher un sourire oscillant entre envie et déchéance de l'instant. Ne plus t'entendre, te voir ni te sentir. Me verrouiller et pourrir sur pieds. Un va et vient sans commune mesure ni ligne directrice, et la lassitude se mêlant à cette perte de repères. Ne supporter ni présence ni absence.
Place à la colère, submergeante, incontrolable et d'une violence totalement déraisonnable. Une lâcheté enfantine en guise d'explications. La peur, déchirante, et l'effroi, tétanisant, face au scintillement de ce couperet prêt à tomber sur nous. Me poussant, presque, à souffler ma dernière bouffée d'air sur l'ultime et tremblotante lueur de cette faiblarde bougie. Le sourire narquois de trop, ton insupportable indifférence, je me feinds à jouer autant que toi lorsque tu perds la partie. T'abandonnes à moi, tente d'ouvrir ta poitrine et d'en sortir tes trippes pour ne pas me perdre. Cette bêtise m'a tant écorché. Mais n'a pas tué cette tendresse. Nous nous confesserons l'un à l'autre. T'écouterais, calme. Me morderais les lèvres lorsque l'aveu m'arrachera quelques larmes qui resteront terrées.
Nous nous retrouverons. Emportant avec nous de nouvelles angoisses.
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# Posté le vendredi 25 septembre 2009 14:09