*Oo C'est dingue comme un petit rien peut faire tout basculer. oO*

*Oo C'est dingue comme un petit rien peut faire tout basculer. oO*




C'est ainsi que naquirent la Colère et la Haine.
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# Posté le samedi 28 novembre 2009 17:00

*Oo Je m'y fais pas, tu vois. Je me croyais forte pourtant. Mais tes apparitions n'aident en rien. oO*

*Oo Je m'y fais pas, tu vois. Je me croyais forte pourtant. Mais tes apparitions n'aident en rien. oO*
N'accepte pas. Ne m'accepte plus. Ne veut plus voir ni entendre ça.
Te fuis. Tu me fuis. Comme la peste. Comme des gosses boudeurs. Comme des cons plutôt. Oui, des cons.
Ca n'a ni queue ni tête. Aucun sens ni intêret. Je ne sais pas si tu penses à moi, quelques fois. Si tu souffres autant que moi, parfois. Certainement que non. Tu ne serais pas parti sinon. Enfin, tu serais revenu plutôt. Je m'étais juré de ne pas attendre, taire ce pseudo petit quelque chose présenti. C'est de la bêtise et de la faiblesse. De la lâcheté, d'un côté comme de l'autre. Celle de ne pas vouloir prendre le "risque". Et celle de ne pas accepter la tienne. J'ai mal tu sais. Tu me manques, bien sûr. Mais le pire c'est ce vide. Ce rien qui m'a envahie toute entière. Et qui me bouffe. En silence. On aurait dû les fêter nos cinq mois, dans deux jours. Deux et ridicules petits jours. Mais tu m'as laissé, sur le bas côté, juste avant d'entamer ce nouveau virage. Je n'y arrive pas. Essaie de t'effacer. De me remplir. Par tous les moyens. Mais rien n'y fait. Le vide reste vide. Un puit, un gouffre sans fond. Insupportable. Je vais essayer de prendre le contre-pied. Au mieux de remplir, je vais refuser que la moindre chose s'imisse. Bloquer. Serrer les dents. Recracher au visage. Ca ne changera rien. Ne te fera pas revenir pourtant. Mais permettra un contrôle, bien qu'illusoire, une maîtrise infime.
Et puis je me déteste tellement sans toi. Que veux-tu que j'accomplisse de mieux.
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# Posté le jeudi 26 novembre 2009 17:27

*Oo Comme un pied posé naïvement sur une mine. oO*

*Oo Comme un pied posé naïvement sur une mine. oO*
La vérité m'a explosée au visage. C'est pire encore que la violence anticipée, pire que la douleur attendue.
Une pluie d'échardes, un déluge de lames, plus aiguisées encore que toutes celles que j'ai pu craindre.
Comme si tu m'aimais trop à présent, comme si cela t'était devenu insupportable, inconcevable. Lorsque moi, acceptant cette montée en puissance de sentiments, je me laissais tomber à tes pieds. Faut-il vraiment que tu partes, maintenant. Au moment même où celà devient inimaginable, tu réalises mon pire cauchemar, coupe la corde lorsque je m'apprête à sauter.
Et je m'écrase.
Tu as pris peur. D'un geste brusque et impulsif tu as saisi ta plus grande arme pour venir à bout du lien qui me maintenait en vie. Je me sens si vide à présent. Cette pensée interdite, ce réconfort arraché. Je sens mes trippes se tordre lorsqu'elles se perdent dans les méandres de ces mots. " Je l'ai Lui. " Comme ses gosses qui s'aggrippent à leur mère, mon âme s'aggrippait à tout ce que tu représentais. Jamais je n'aurais cru, pas maintenant, pas là, pas après tout ça. Des os brisés, des chairs rompues, voilà ce qu'il en reste de ce corps. Eparpillée, en mille morceaux. A terre, là, à attendre que ta silhouette vienne embrasser les soubresauts de vie qu'il en reste. Mais il est plus que probable que tu ne reviendras pas, que trop fier tu resteras à te délecter de cette facilité, en m'oubliant, en nous oubliant.
Je me lève chaque matin à présent avec l'espoir débile que tout cela n'était qu'un rêve immonde, que cette douleur sans limites ni conditions s'évapore avec la disparition de ma torpeur. Je me perds à t'imaginer là, contre moi.


Tu m'aimes.
Mais tu ne reviendras pas.
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# Posté le lundi 23 novembre 2009 18:52

*Oo Voici venu le temps des finalités. oO*

*Oo Voici venu le temps des finalités. oO*
Après la colère, les envies de vengeance, les pleurs, la résignation et le déni. Vint la prise de conscience, la réalité en pleine gueule, l'innacceptable qui se doit d'être entendu, la douleur qui se doit d'être embrassée.

J'ai ouvert mes yeux, juste ouvert mes yeux, pour que la plaie soit béante. La poitrine au bord de l'explosion mais seulement au bord. L'envie irrépressible de hurler, à m'en déchirer les trippes. Et une pensée qui s'imprime soudainement. 'C'est fini. Il ne reviendra pas.' L'envie quintupla, encore et encore. Même le paroxysme devint exponentiel. J'enfouis ma tête dans l'oreiller et m'invectivais de me rendormir. Peine perdue. Les nuits étaient devenues mes îlots d'accalmie, là où les faits étaient présents mais anesthésiés. Mais il me fallait garder les yeux ouverts, impossible de se voiler la face, et au fond à quoi cela aurait-il servi.

Ce n'est pas la première fois. Loin de là. Pourtant j'ai toujours aussi mal et suis toujours autant mise à mal.

Cette solitude, ce gouffre et surtout ce sentiment d'insignifiance, de n'être là pour Rien. Y a-t-il vraiment pire que cette perte totale de sens. Ne même plus se sentir exister. Y a-t-il vraiment pire.
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 06:19

*Oo Where i end and you begin. oO*

*Oo Where i end and you begin. oO*
Comment 'accepter' lorsque l'évènement est plus brutalement furtif et direct qu'une gifle en pleine face.

Encore des mots. A la va-vite. Pré-médités peut-être. Pré-mâchés toujours. Toujours les mêmes. Insipides et trop acides. Comme du vomi deversé dans un caniveau. Une fin crade et pitoyable. C'est laid, tellement dégueulasse. Ca s'infiltre, va entâcher et imprégner les souvenirs et toute l'Histoire entière. La belle Histoire devient putride. La colère se mêle au dépi. La rage à l'impuissance. La réalité au déni. Comme elle m'entaille cette solitude. Comme elle me bouffe cette déception. Comme elle me fait mal cette déchéance. Mais c'est nul, tellement nul. Sans sens, sans honneur. Le zéro absolu de la bienveillance. La lâcheté comme unique flambeau. A quoi bon pourtant.

Je me résigne. Accepte toutes les possibilités. Y compris toutes les horreurs. L'improbable vient déjà se produire. Je ne peux rien attendre à présent. Ne me perderais pas à espérer. Je ne vais même pas serrer les dents ou les poings. Mettrais toutes mes forces pour ne pas aller à contre-courant. Laisser la douleur vous étreindre, sans résister et attendre que le temps fasse encore son oeuvre. Là-voilà, je la sens sur mon dos, elle déchire ma poitrine, s'agrippe à mon ventre. Elle se tortille et vocifère. Que veux-tu que j'y fasse. Que veux-tu, bordel, c'est comme ça. C'est trop tard. Tu m'as assomée puis jetée à terre. J'attends de me relever.


Je ne fais pas face à l'effroi. Ne combat pas le Mal. Ne retient rien. Ne combat rien. Je laisse tout couler.

Couler sur moi et couler à pic.
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# Posté le vendredi 20 novembre 2009 17:59